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De l’ambition

L’ÉDITO DE JEAN-PIERRE THOMAS

 

De l’ambition !

 

Valéry Giscard d’Estaing s’était fait ouvertement critiqué quand durant son septennat, il avait indiqué que la France ne représentait plus qu’un pour cent de la population mondiale. Si cette vérité avait été une source de reproches, c’est qu’elle soulignait que notre pays n’était plus en possibilité d’imposer quoi que ce soit au reste du monde. Cinquante ans plus tard, cette vérité l’est encore plus. Si dans les années 1970, la France était encore une puissance industrielle, dotée de plusieurs secteurs de pointe, elle est en voie de marginalisation économique. Avec un déficit commercial de 100 milliards d’euros, avec une dette publique de près de 3 000 milliards d’euros, avec une industrie qui occupe 9 % de la population, contre 40 % en 1970. La France est à la peine. L’État ne peut pas tout, loin de là. Ce ne sont pas les dépenses publiques qui font la compétitivité des pays. C’est la combinaison du travail et du capital, associée au progrès technique. Un bon État est celui qui ne se voit pas trop, qui est efficient et qui dépense bien mais avec parcimonie. Or, en France, les dépenses publiques représentent près de 60 % du PIB. Les prélèvements obligatoires atteignent le niveau record de 45 % du PIB. Près de la moitié de la richesse nationale est socialisée. Ce taux en soi n’est pas un problème sous réserve que l’économie, la population en tirent avantage. Or tel n’est pas le cas. Les citoyens, d’élection en élection, témoignent d’une insatisfaction croissante. L’abstention, le refus de partis traditionnels sont les expression d’une colère sourde que les milliards distribués n’éteint pas. Depuis des années, les gouvernements pour gagner du temps, pour essayer de gagner la prochaine élection, n’ont de réponses aux problèmes nombreux de la France que de proposer des nouvelles aides, de nouvelles dépenses de court terme. La conséquence de ces politiques est simple, les problèmes demeurent et la dette augmente. Au fil des décennies, ni les retraites ont été réellement réformées, ni l’éducation, ni la santé. La dépendance est un dossier ouvert mais jamais réellement traité depuis quinze ans. Le mille-feuille territorial n’a toujours pas été simplifié. Ces dernières années, le Parlement a dépensé beaucoup d’énergie pour limiter le cumul des mandats et pour réglementer de nombreuses activités mais moins pour régler des problèmes structurants du pays.

 

Faire de la politique en France a toujours été une épreuve. De la Fronde sous Louis XIV à la crise sanitaire en passant par les ligues sous la IIIe République, le poujadisme ou les gilets jaunes, les pouvoirs publics sont, en permanence, contestés. Les trêves en la matière, sont l’exception.

 

Durant son septennat, VGE avait prouvé que même une petite nation pouvait se réformer. Il avait, en autre, sur le plan économique commencé à libérer les prix, décidé l’accélération du programme nucléaire, le lancement du TGV et la modernisation des télécommunications.

 

 

Jean-Pierre Thomas Président

de Thomas Vendôme Investments

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