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1 novembre 2022 • L'édito

« Il faut que tout change pour que rien ne change »

L’économie mondiale serait au bord de la récession pour la deuxième fois en moins de cinq ans. L’Europe est menacée de pénurie énergétique. De nombreux pays émergents risquent de ne pas avoir accès à des produits agricoles de base. La hausse des taux d’intérêt mise en œuvre en même temps par un grand nombre de banques centrales pourrait déstabiliser l’ensemble de la sphère financière. La transition énergétique met sous tension économique et sociale de nombreux pays. Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les populations ne s’étaient retrouvées à devoir relever en même temps de tels défis. Or, dans ce contexte « révolutionnaire », les instances de coordination internationale sont étrangement silencieuses. Le G7, le G20, l’ONU, le FMI, la Banque mondiale semblent paralysés par la hauteur des barres à franchir. Lors de la crise des subprimes de 2008/2009, le G20 avait réussi à imposer à la communauté internationale des mesures efficaces pour éviter une implosion du système financier. Depuis le début de l’épidémie de covid-19, rien de tel. Les États-Unis, moins hégémoniques que dans le passé, fragilisés par une série de guerres, sont enclins à pratiquer l’interventionnisme a minima et de privilégier la défense de leurs intérêts. L’Europe, malgré le succès relatif du plan de relance qui portait sur 750 milliards d’euros, peine à se structurer pour répondre à la crise énergétique. Les dissensions se multiplient entre États membres ; entre l’Allemagne qui est de loin la première puissance européenne, les États du Sud endettés et les États de l’Est exposés à la menace russe. Le temps des couples de Gaulle/Adenauer, Giscard d’Estaing/Schmidt ou Mitterrand/Kohl paraît lointain. La France a régressé sur le plan économique et diplomatique, le verbe ne suffisant plus à masquer les failles et les faiblesses. Face aux États-Unis, face à la Chine, face à la Russie, combien de légions, militaires mais également économiques et financières disposent l’Union européenne ? La réduction des gaz à effet de serre à l’échelle de l’isthme asiatique ne saurait constituer l’alpha et l’oméga d’une politique pour l’Union européenne dans un monde en pleine mutation. Sur les terrains de la finance, des échanges, des innovations, de la santé, des relations internationales, une coordination, une coordination poussée couplée à une vision est nécessaire Elle exige des acteurs forts et reconnus sachant s’affranchir du passé .Aujourd’hui, le plus petit dénominateur commun est, en Europe comme au niveau mondial, le statuquo or quand tout change, il est fort à parier que contrairement à la formule du film « Le Guépard », l’immobilisme est intenable.

 

Jean-Pierre Thomas Président

de Thomas Vendôme Investments

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