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Redonner un sens à l’action publique

Depuis cinquante ans, la France accumule des déficits publics au point que sa dette s’approche des 3 000 milliards d’euros. Face à sa progression, le fatalisme est de mise.

Nul ne doit pourtant oublier que dans le passé, aucun État n’a pu s’affranchir de la contrainte de l’endettement. Les banqueroutes sont légion. La dernière de grande importance, en France, date de 1797. Les dépenses publiques représentent plus de 58 % du PIB ce qui signifie que plus de la moitié de ce qui est produit en France est absorbé et retraité par la puissance publique. Pour autant, nous pouvons le constater tous les jours, la distribution de l’argent public ne fait le bonheur. La défiance à l’encontre des pouvoirs publics se maintient à un haut niveau malgré des dépenses sociales qui atteignent 34 % du PIB. Pour reprendre les propos de mon ami François Léotard qui nous a quitté le 25 avril dernier, « le budget de l’État est à la disposition des caprices du moment. Il n’est pas le bien commun des Français. ». A travers le recours continu à la dépense, l’État met avant tout des cautères sur des jambes de bois. Depuis trente ans, la France accumule les problèmes, crise du logement, baisse du niveau scolaire, déserts médicaux, désindustrialisation,déclin du secteur de l’énergie…. L’État ne peut pas tout, c’est une évidence. Les fautes sont partagées. Le choix implicite mais collectif d’une société de loisirs n’est pas sans conséquence sur la situation économique de la France. Par facilité, le « toujours plus de dépenses » s’est imposé comme le plus petit commun dénominateur d’une société fractionnée. Il a créé une spirale dont il est difficile de sortir. Tout problème, toute crise amène automatiquement son lot d’aides et deprestations. Une fois créées, celles-ci sont pérennisées, s’ajoutant au socle des précédentes. La voie est sans issue. Lacroissance s’étiole d’année en année. Les prélèvements obligatoires asphyxient la production. L’industrie a quitté le pays qui s’est spécialisée, à son corps défendant, dans les services domestiques à faible valeur ajoutée. Les emplois proposésoffrent à leurs titulaires peu d’espoirs de promotions et s’accompagnent de rémunérations modestes. La socialisation croissante des revenus des ménages est une source de frustrations. L’État se doit de préparer l’avenir en investissant et enformant. Il doit garantir la sécurité intérieure et extérieure. La protection du quotidien doit relever, au nom de la subsidiarité, des collectivités locales et des régimes sociaux. Des acteurs responsables qui prennent en compte que toute ressource est rare constituerait un grand pas vers la maturité et nous éviterait certainement bien des déboires qui pourraient nous amener au bord du précipice de la banqueroute.

Jean-Pierre Thomas
Président de Thomas Vendôme Investment

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